E-auction 144-83789 - fjt_241173 - L'AUNIS ET LA ROCHELLE Les quatre sergents de la Rochelle 1822
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| Valoración : | 75 € |
| Precio : | 26 € |
| Oferta más alta : | 28 € |
| Fecha de fin de la venta : | 18 enero 2016 19:07:30 |
| participantes : | 8 participantes |
Tipo : Les quatre sergents de la Rochelle
Fecha: 1822
Metal: estaño
Diámetro: 32 mm
Eje de acuñación: 12 h.
Canto: lisse
Grado de rareza: R1
N° en los catálogos de referencia :
Anverso
Titulatura del anverso: POMMIER RAOULX GOUBIN BORIES.
Descripción del anverso: Leurs quatre têtes décapitées affrontées par paires, au centre un faisceau surmonté d’un bonnet phrygien.
Reverso
Titulatura del reverso: A LA MÉMOIRE DES QUATRE SERGENS DE LA ROCHELLE MORTS POUR LA LIBERTÉ LE 21 SEPTEMBRE 1822.
Comentario
Les Quatre Sergents de La Rochelle sont des jeunes soldats français accusés sous la Restauration d'avoir voulu renverser la monarchie et guillotinés en 1822.
Dès 1821, sous la Restauration, le 45e régiment d’infanterie en garnison à Paris inquiète les autorités militaires et civiles à cause de son mauvais esprit. En particulier, les soldats refusent de crier « Vive le Roi ». Aussi, afin de couper le régiment des mauvaises influences politiques (la caserne se situe en plein Quartier latin de Paris où les étudiants entretiennent la contestation), il est transféré à La Rochelle en janvier 1822.
Comme nombre de militaires hostiles à la Restauration monarchique imposée par l’ennemi vainqueur, quatre jeunes sergents (Bories, Pommier, Raoulx et Goubin, âgés respectivement de 26, 25, 24 et 20 ans[1]) ont fondé dans leur unité une vente de carbonari[2]. À La Rochelle comme dans la capitale, les conspirateurs entendent bien poursuivre leur action clandestine. Mais quelque peu imprudents par leurs propos, les quatre compagnons sont dénoncés.
Ils sont traduits en justice avec une vingtaine de complices, mais comme ils en ont fait solennellement serment lors de leur adhésion les principaux accusés refusent de dénoncer leurs chefs, malgré pressions et promesses de grâce. Ils paient donc pour ces derniers, au premier rang desquels figure le célèbre marquis de La Fayette (1757-1834). Faute de mieux, l’avocat général se contente d’évoquer par de transparentes allusions ces hauts responsables de la Charbonnerie qui, dans l’ombre, tirent les ficelles d’une insurrection dont ils espèrent bien profiter sans prendre de risques :
« Où sont-ils ces seigneurs qui, dans l’insolence de leur turbulente aristocratie, disent à leurs serviteurs : – Allez tenter pour nous les hasards d’une insurrection dont nous sommes les actionnaires ! Nous paraîtrons au signal de vos succès… Si vous succombez dans une agression tumultueuse, nous vous érigerons, à grand bruit, des tombeaux ! »
Accusés de complot, ils sont traduits devant la cour d'assises de la Seine, condamnés à mort et guillotinés en place de Grève. Comme ils n'avaient participé à aucune rébellion, les quatre sergents ont été considérés comme des martyrs par l'opinion publique. La jeunesse romantique exalta le sacrifice des jeunes héros et l’opposition (républicaine, bonapartiste et orléaniste) exploita cette affaire contre le gouvernement de la Restauration.
Pour la suite de cet extrait, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_sergents_de_La_Rochelle.
The Four Sergeants of La Rochelle were young French soldiers accused during the Restoration of having wanted to overthrow the monarchy and guillotined in 1822..
As early as 1821, under the Restoration, the 45th Infantry Regiment garrisoned in Paris worried the military and civil authorities because of its bad spirit.. In particular, the soldiers refuse to shout \\\"Long live the King\\\". Also, in order to cut the regiment off from bad political influences (the barracks were located in the heart of the Latin Quarter of Paris where the students were maintaining the protest), it was transferred to La Rochelle in January 1822.
Like many soldiers hostile to the monarchical Restoration imposed by the victorious enemy, four young sergeants (Bories, Pommier, Raoulx and Goubin, aged 26, 25, 24 and 20 respectively[1]) founded a carbonari sale in their unit[2]. In La Rochelle as in the capital, the conspirators intend to continue their clandestine action.. But somewhat imprudent in their words, the four companions are denounced.
They were brought to justice with about twenty accomplices, but as they had solemnly sworn to do when they joined, the main accused refused to denounce their leaders, despite pressure and promises of pardon.. They therefore pay for the latter, first and foremost among whom is the famous Marquis de La Fayette (1757-1834). For want of anything better, the attorney general is content to evoke, through transparent allusions, these high officials of the Charbonnerie who, in the shadows, pull the strings of an insurrection from which they hope to profit without taking any risks: \\\"Where are these lords who, in the insolence of their turbulent aristocracy, say to their servants: - Go and risk for us the risks of an insurrection of which we are the shareholders! We will appear at the signal of your successes... If you succumb in a tumultuous aggression, we will erect, with great noise, tombs for you!\\\" Accused of conspiracy, they are brought before the Assize Court of the Seine, sentenced to death and guillotined in Place de Grève. Since they had not participated in any rebellion, the four sergeants were considered martyrs by public opinion.. Romantic youth exalted the sacrifice of the young heroes and the opposition (republican, Bonapartist and Orleanist) exploited this affair against the government of the Restoration.
For the rest of this extract, see http://fr. Wikipedia. org/wiki/Four_Sergents_of_La_Rochelle
Dès 1821, sous la Restauration, le 45e régiment d’infanterie en garnison à Paris inquiète les autorités militaires et civiles à cause de son mauvais esprit. En particulier, les soldats refusent de crier « Vive le Roi ». Aussi, afin de couper le régiment des mauvaises influences politiques (la caserne se situe en plein Quartier latin de Paris où les étudiants entretiennent la contestation), il est transféré à La Rochelle en janvier 1822.
Comme nombre de militaires hostiles à la Restauration monarchique imposée par l’ennemi vainqueur, quatre jeunes sergents (Bories, Pommier, Raoulx et Goubin, âgés respectivement de 26, 25, 24 et 20 ans[1]) ont fondé dans leur unité une vente de carbonari[2]. À La Rochelle comme dans la capitale, les conspirateurs entendent bien poursuivre leur action clandestine. Mais quelque peu imprudents par leurs propos, les quatre compagnons sont dénoncés.
Ils sont traduits en justice avec une vingtaine de complices, mais comme ils en ont fait solennellement serment lors de leur adhésion les principaux accusés refusent de dénoncer leurs chefs, malgré pressions et promesses de grâce. Ils paient donc pour ces derniers, au premier rang desquels figure le célèbre marquis de La Fayette (1757-1834). Faute de mieux, l’avocat général se contente d’évoquer par de transparentes allusions ces hauts responsables de la Charbonnerie qui, dans l’ombre, tirent les ficelles d’une insurrection dont ils espèrent bien profiter sans prendre de risques :
« Où sont-ils ces seigneurs qui, dans l’insolence de leur turbulente aristocratie, disent à leurs serviteurs : – Allez tenter pour nous les hasards d’une insurrection dont nous sommes les actionnaires ! Nous paraîtrons au signal de vos succès… Si vous succombez dans une agression tumultueuse, nous vous érigerons, à grand bruit, des tombeaux ! »
Accusés de complot, ils sont traduits devant la cour d'assises de la Seine, condamnés à mort et guillotinés en place de Grève. Comme ils n'avaient participé à aucune rébellion, les quatre sergents ont été considérés comme des martyrs par l'opinion publique. La jeunesse romantique exalta le sacrifice des jeunes héros et l’opposition (républicaine, bonapartiste et orléaniste) exploita cette affaire contre le gouvernement de la Restauration.
Pour la suite de cet extrait, voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Quatre_sergents_de_La_Rochelle.
The Four Sergeants of La Rochelle were young French soldiers accused during the Restoration of having wanted to overthrow the monarchy and guillotined in 1822..
As early as 1821, under the Restoration, the 45th Infantry Regiment garrisoned in Paris worried the military and civil authorities because of its bad spirit.. In particular, the soldiers refuse to shout \\\"Long live the King\\\". Also, in order to cut the regiment off from bad political influences (the barracks were located in the heart of the Latin Quarter of Paris where the students were maintaining the protest), it was transferred to La Rochelle in January 1822.
Like many soldiers hostile to the monarchical Restoration imposed by the victorious enemy, four young sergeants (Bories, Pommier, Raoulx and Goubin, aged 26, 25, 24 and 20 respectively[1]) founded a carbonari sale in their unit[2]. In La Rochelle as in the capital, the conspirators intend to continue their clandestine action.. But somewhat imprudent in their words, the four companions are denounced.
They were brought to justice with about twenty accomplices, but as they had solemnly sworn to do when they joined, the main accused refused to denounce their leaders, despite pressure and promises of pardon.. They therefore pay for the latter, first and foremost among whom is the famous Marquis de La Fayette (1757-1834). For want of anything better, the attorney general is content to evoke, through transparent allusions, these high officials of the Charbonnerie who, in the shadows, pull the strings of an insurrection from which they hope to profit without taking any risks: \\\"Where are these lords who, in the insolence of their turbulent aristocracy, say to their servants: - Go and risk for us the risks of an insurrection of which we are the shareholders! We will appear at the signal of your successes... If you succumb in a tumultuous aggression, we will erect, with great noise, tombs for you!\\\" Accused of conspiracy, they are brought before the Assize Court of the Seine, sentenced to death and guillotined in Place de Grève. Since they had not participated in any rebellion, the four sergeants were considered martyrs by public opinion.. Romantic youth exalted the sacrifice of the young heroes and the opposition (republican, Bonapartist and Orleanist) exploited this affair against the government of the Restoration.
For the rest of this extract, see http://fr. Wikipedia. org/wiki/Four_Sergents_of_La_Rochelle







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