bpv_1116235 - CARACALLA Tétradrachme syro-phénicien
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Tipo : Tétradrachme syro-phénicien
Fecha: 215-217
Nombre del taller / ciudad: Carrhae, Mésopotamie
Metal: vellón
Diámetro: 28 mm
Eje de acuñación: 6 h.
Peso: 14,14 g.
Grado de rareza: R1
Comentarios sobre el estado de conservación:
Superbe buste de Caracalla. Monnaie légèrement décentrée. Patine grise
N° en los catálogos de referencia :
Pedigrí:
Cet exemplaire, qui est le 0821_013 de la base TSP, provient de la vente Lanz 92 du 04 juin 1999 lot 860
Anverso
Descripción del anverso: Buste lauré, drapé et cuirassé de Caracalla à gauche.
Leyenda del anverso: AUT K. M. A.- .ANTWNEINOS .S-EB (Autokratoros Kaisar Markos Aurhlios Antwneinos Sebastos)
Traducción del anverso: (L’empereur césar Marc Aurèle Antonin auguste).
Reverso
Descripción del reverso: Aigle debout de face, les ailes déployées un point au dessus de chacune, la tête tournée à droite, la queue à gauche, tenant une couronne dans son bec. Les serres sont placées au-dessus d'un bucrane à grandes cornes lequel est entre deux points.
Leyenda del reverso: DHMARC. EX. UPATO. D., (Dhmarcikhs Ex Ousias Upatos D)
Traducción del reverso: (Revêtu de la puissance tribunitienne consul pour la quatrième fois).
Comentario
Deux des trois coins de droit utilisés pour cette émission sont d’un excellent style, avec un beau relief et présentent l’empereur (il a alors 27 ans !) avec un visage dur, les sourcils froncés, la lippe méprisante, plus celui d’un homme dans une quarantaine avancée... le contraire même de la courtoisie à l’égard du souverain mais certainement très proche de la réalité. L’empereur était en guerre contre les Parthes, présent sur le terrain et des portraits monétaires d’une telle intensité n’ont pu être réalisés que par des graveurs qui avaient effectivement vu l’empereur et pas seulement une imago adoucie par les courtisans.
Les émissions de Carrhae (également appelée Harran, d’un mot akkadien signifiant croisement, certainement de routes), sont importantes. La ville étant directement sur la ligne de front, le trésor militaire y avait besoin de liquidités pour les troupes et la logistique.
Le plus intéressant de ces émissions est l’existence, tant pour Caracalla que pour Macrin, de deux séries distinctes dont l’interprétation est plus qu’intéressante car elle semble montrer que la ville était, de fait, dirigée et administrée par ses cultes principaux.
Les maigres renseignements disponibles indiquent un culte de Lunus, dieu mantique de la Lune mâle, qu’allait interroger Caracalla lorsqu’il fut assassiné. Les anciens suggèrent d’ailleurs que c’est la crainte de Macrin de voir ses complots dévoilés par le dieu qui précipitèrent le meurtre. Ce dieu, de son nom sémitique Sin, avait un temple de la plus haute antiquité dans la ville. Son nom est mentionné entre autres dans des traités de paix entre Mésopotamiens. Il fut pillé en 609 et restauré à trois reprises par les rois Salmanasar III, Assurbanipal et Nabonide et ne fut définitivement détruit qu’en 382 sur ordre de Théodose dans le cadre de l’éradication des cultes paiens pour laisser place nette au christianisme.
L’examen des symboles fait apparaître d’une part un bucrane de face entouré de deux points (ces deux points ne sont pas décoratifs, ils représentent deux étoiles, certainement celles du soir et du matin), d’autre part un croissant pointes en haut avec deux ou trois points en exergue, un astre rayonnant au-dessus de l’aile gauche de l’aigle.
Systématiquement, les frappes au bucrane sont liées à des effigies de l’empereur laurées alors que celles au croissant sont liées à des effigies radiées. C’est un cas où, Indiscutablement, lauré ou radié a un sens que l’on ne peut attribuer à une fantaisie du graveur car l’examen des deux séries montre bien que le même graveur a réalisé les deux.
On peut supposer, du peu que l’on sait des cultes locaux, que les séries au bucrane relèvent du culte de Malakbel, dont le symbole était un taureau et qui gouvernait les étoiles du soir et du matin.
La série au croissant serait celle de Lunus, ou Sin, qui est souvent représenté sur les bronzes avec un croissant de lune pointes en haut. Il serait lui aussi lié aux étoiles du soir et du matin mais aussi à un astre rayonnant (le Soleil ? Ceci pourrait expliquer, dans un système de pensée hiérogamique, le choix de la couronne radiée pour l’avers).
La seule chose dont nous sommes certains est que nous sommes en présence de deux cultes différents mais liés.
Si nous considérons comme valide l’hypothèse de la frappe de ces tétradrachmes de 215 / 217 comme une taxe au profit du trésor militaire, nous pouvons en déduire que les deux pouvoirs financiers de la ville étaient ces deux cultes, donc que la ville était administrée par des clergés.
Pour une intéressante histoire de la ville au travers des millénaires (Abraham y vécut !) voir http://www.livius.org/ha-hd/harran/harran.html .
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, vingt-et-un exemplaires sont maintenant répertoriés dont seulement deux en musées à Paris et Jérusalem.
Two of the three obverse dies used for this issue are in excellent style, with beautiful relief, and depict the emperor (then 27 years old!) with a stern face, furrowed brows, and a disdainful pout, more like that of a man in his late forties.. . . the very opposite of courtesy towards the sovereign, but certainly very close to reality. The emperor was at war against the Parthians, present on the ground, and coin portraits of such intensity could only have been produced by engravers who had actually seen the emperor and not just an image softened by courtiers..
The emissions from Carrhae (also called Harran, from an Akkadian word meaning crossroads, certainly of roads) are important. Because the city was directly on the front line, the military treasury needed cash for the troops and logistics..
The most interesting aspect of these issues is the existence, for both Caracalla and Macrinus, of two distinct series, the interpretation of which is more than interesting because it seems to show that the city was, in fact, governed and administered by its principal cults..
The scant information available indicates a cult of Lunus, a male moon god and diviner, whom Caracalla was about to consult when he was assassinated.. The ancients even suggest that it was Macrinus's fear of having his plots exposed by the god that precipitated the murder. This god, whose Semitic name was Sin, had a temple of the most ancient origin in the city.. His name is mentioned, among other places, in peace treaties between Mesopotamians. It was looted in 609 and restored three times by Kings Shalmaneser III, Ashurbanipal, and Nabonidus, and was only definitively destroyed in 382 on the orders of Theodosius as part of the eradication of pagan cults to make way for Christianity..
An examination of the symbols reveals, on the one hand, a front-facing bucranium surrounded by two dots (these two dots are not decorative; they represent two stars, certainly those of the evening and morning), and on the other hand, a crescent moon with points upwards and two or three dots in the foreground, a radiant star above the eagle's left wing..
Systematically, coins with a bucranium are linked to laureate effigies of the emperor, while those with a crescent are linked to radiate effigies.. This is a case where, undeniably, \\\"laureate\\\" or \\\"radiated\\\" has a meaning that cannot be attributed to a whim of the engraver, because examination of the two series clearly shows that the same engraver produced both..
From what little is known of local cults, we can assume that the bucranium series are related to the cult of Malakbel, whose symbol was a bull and who ruled the evening and morning stars..
The crescent series would be that of Lunus, or Sin, who is often depicted on bronzes with a crescent moon pointing upwards. It too would be linked to the evening and morning stars, but also to a radiant celestial body (the Sun? This could explain, in a hierogamic system of thought, the choice of the radiant crown for the obverse)..
The only thing we are certain of is that we are dealing with two different but related cults.
If we consider valid the hypothesis that these tetradrachms of 215/217 were minted as a tax for the benefit of the military treasury, we can deduce that the two financial powers of the city were these two cults, therefore that the city was administered by clergy..
For an interesting history of the city through the millennia (Abraham lived there!) see http://www. Livius. org/ha-hd/harran/harran. html .
Note that the sigma symbols are engraved in C.
In the TSP database maintained by Michel Prieur, twenty-one examples are now listed, only two of which are in museums in Paris and Jerusalem.
Les émissions de Carrhae (également appelée Harran, d’un mot akkadien signifiant croisement, certainement de routes), sont importantes. La ville étant directement sur la ligne de front, le trésor militaire y avait besoin de liquidités pour les troupes et la logistique.
Le plus intéressant de ces émissions est l’existence, tant pour Caracalla que pour Macrin, de deux séries distinctes dont l’interprétation est plus qu’intéressante car elle semble montrer que la ville était, de fait, dirigée et administrée par ses cultes principaux.
Les maigres renseignements disponibles indiquent un culte de Lunus, dieu mantique de la Lune mâle, qu’allait interroger Caracalla lorsqu’il fut assassiné. Les anciens suggèrent d’ailleurs que c’est la crainte de Macrin de voir ses complots dévoilés par le dieu qui précipitèrent le meurtre. Ce dieu, de son nom sémitique Sin, avait un temple de la plus haute antiquité dans la ville. Son nom est mentionné entre autres dans des traités de paix entre Mésopotamiens. Il fut pillé en 609 et restauré à trois reprises par les rois Salmanasar III, Assurbanipal et Nabonide et ne fut définitivement détruit qu’en 382 sur ordre de Théodose dans le cadre de l’éradication des cultes paiens pour laisser place nette au christianisme.
L’examen des symboles fait apparaître d’une part un bucrane de face entouré de deux points (ces deux points ne sont pas décoratifs, ils représentent deux étoiles, certainement celles du soir et du matin), d’autre part un croissant pointes en haut avec deux ou trois points en exergue, un astre rayonnant au-dessus de l’aile gauche de l’aigle.
Systématiquement, les frappes au bucrane sont liées à des effigies de l’empereur laurées alors que celles au croissant sont liées à des effigies radiées. C’est un cas où, Indiscutablement, lauré ou radié a un sens que l’on ne peut attribuer à une fantaisie du graveur car l’examen des deux séries montre bien que le même graveur a réalisé les deux.
On peut supposer, du peu que l’on sait des cultes locaux, que les séries au bucrane relèvent du culte de Malakbel, dont le symbole était un taureau et qui gouvernait les étoiles du soir et du matin.
La série au croissant serait celle de Lunus, ou Sin, qui est souvent représenté sur les bronzes avec un croissant de lune pointes en haut. Il serait lui aussi lié aux étoiles du soir et du matin mais aussi à un astre rayonnant (le Soleil ? Ceci pourrait expliquer, dans un système de pensée hiérogamique, le choix de la couronne radiée pour l’avers).
La seule chose dont nous sommes certains est que nous sommes en présence de deux cultes différents mais liés.
Si nous considérons comme valide l’hypothèse de la frappe de ces tétradrachmes de 215 / 217 comme une taxe au profit du trésor militaire, nous pouvons en déduire que les deux pouvoirs financiers de la ville étaient ces deux cultes, donc que la ville était administrée par des clergés.
Pour une intéressante histoire de la ville au travers des millénaires (Abraham y vécut !) voir http://www.livius.org/ha-hd/harran/harran.html .
On note que les sigma sont gravés en C.
Dans la base TSP maintenue par Michel Prieur, vingt-et-un exemplaires sont maintenant répertoriés dont seulement deux en musées à Paris et Jérusalem.
Two of the three obverse dies used for this issue are in excellent style, with beautiful relief, and depict the emperor (then 27 years old!) with a stern face, furrowed brows, and a disdainful pout, more like that of a man in his late forties.. . . the very opposite of courtesy towards the sovereign, but certainly very close to reality. The emperor was at war against the Parthians, present on the ground, and coin portraits of such intensity could only have been produced by engravers who had actually seen the emperor and not just an image softened by courtiers..
The emissions from Carrhae (also called Harran, from an Akkadian word meaning crossroads, certainly of roads) are important. Because the city was directly on the front line, the military treasury needed cash for the troops and logistics..
The most interesting aspect of these issues is the existence, for both Caracalla and Macrinus, of two distinct series, the interpretation of which is more than interesting because it seems to show that the city was, in fact, governed and administered by its principal cults..
The scant information available indicates a cult of Lunus, a male moon god and diviner, whom Caracalla was about to consult when he was assassinated.. The ancients even suggest that it was Macrinus's fear of having his plots exposed by the god that precipitated the murder. This god, whose Semitic name was Sin, had a temple of the most ancient origin in the city.. His name is mentioned, among other places, in peace treaties between Mesopotamians. It was looted in 609 and restored three times by Kings Shalmaneser III, Ashurbanipal, and Nabonidus, and was only definitively destroyed in 382 on the orders of Theodosius as part of the eradication of pagan cults to make way for Christianity..
An examination of the symbols reveals, on the one hand, a front-facing bucranium surrounded by two dots (these two dots are not decorative; they represent two stars, certainly those of the evening and morning), and on the other hand, a crescent moon with points upwards and two or three dots in the foreground, a radiant star above the eagle's left wing..
Systematically, coins with a bucranium are linked to laureate effigies of the emperor, while those with a crescent are linked to radiate effigies.. This is a case where, undeniably, \\\"laureate\\\" or \\\"radiated\\\" has a meaning that cannot be attributed to a whim of the engraver, because examination of the two series clearly shows that the same engraver produced both..
From what little is known of local cults, we can assume that the bucranium series are related to the cult of Malakbel, whose symbol was a bull and who ruled the evening and morning stars..
The crescent series would be that of Lunus, or Sin, who is often depicted on bronzes with a crescent moon pointing upwards. It too would be linked to the evening and morning stars, but also to a radiant celestial body (the Sun? This could explain, in a hierogamic system of thought, the choice of the radiant crown for the obverse)..
The only thing we are certain of is that we are dealing with two different but related cults.
If we consider valid the hypothesis that these tetradrachms of 215/217 were minted as a tax for the benefit of the military treasury, we can deduce that the two financial powers of the city were these two cults, therefore that the city was administered by clergy..
For an interesting history of the city through the millennia (Abraham lived there!) see http://www. Livius. org/ha-hd/harran/harran. html .
Note that the sigma symbols are engraved in C.
In the TSP database maintained by Michel Prieur, twenty-one examples are now listed, only two of which are in museums in Paris and Jerusalem.







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